Transports
Réseau routier
L’autoroute A26 à son croisement avec l’A2, près de Cambrai
Cambrai se situe au croisement de deux autoroutes françaises, l’A2 de Combles (embranchement avec l’A1 venant de Paris) à la frontière franco-belge, ouverte en 1973, et l’A26 de Calais à Troyes, ouverte en 1992. Ces autoroutes se confondent pour partie avec les routes européennes E19 d’Amsterdam à Paris via Bruxelles, pour l’A2, et E17 de Anvers à Beaune via Lille et Reims, pour l’A26.
Cambrai et sa région sont desservis par quatre échangeurs autoroutiers : les sorties
14 (Cambrai) en provenance de Paris et
15 (Bouchain) en provenance de Bruxelles sur l’A2, et les sorties
08 (Marquion) en provenance de Calais et
09 (Masnières) en provenance de Reims sur l’A26.
Cambrai se trouve en outre au croisement des routes nationale 30 de Bapaume à Quiévrain (frontière franco-belge) (son déclassement en route départementale est en cours), nationale 43 de Sainte-Ruffine (Metz) à Calais, nationale 44 de Cambrai à Vitry-le-François, et D939 (ex-nationale 39) de Cambrai à Arras.
Projets
Pour faciliter l’accès à l’est du Cambrésis depuis les autoroutes A2 et A26 et alléger la circulation dans la traversée de la ville, un contournement par le sud-ouest est en construction. Ce projet a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (DPU) le 22 avril 1999. Son tracé a été plusieurs fois modifié et contesté, étant donné qu’il traverse le parc écologique urbain du Bois Chenu, seul espace vert naturel public du Cambrésis. L’achèvement du contournement est prévu en 2009.
Réseau ferré
Cambrai est reliée par trains directs (TER) à Lille, Douai, Valenciennes, Saint-Quentin et Reims.
La liaison vers Douai et Lille s’est améliorée après l’électrification de la ligne à voie unique Douai-Cambrai en 1993. On compte entre Douai et Cambrai une quinzaine de trains par jour, avec un temps de parcours de plus ou moins 30 minutes (en voiture 30 minutes) ; vers Lille-Flandres 8 trains directs, avec un temps de parcours souvent inférieur à 1 heure (en voiture 51 minutes) ; vers Valenciennes, 10 trains directs avec un temps de parcours de 42 minutes en moyenne (en voiture 29 minutes) ; vers Saint-Quentin 10 trains directs avec un temps de parcours oscillant autour de 50 minutes (en voiture 39 minutes).
Les liaisons vers Paris (Gare du Nord), qui se font avec correspondance à Douai (TGV de et vers Paris) ou Saint-Quentin, sont particulièrement médiocres si on les compare à celles des villes voisines : alors que Valenciennes est reliée par TGV direct à Paris 8 fois par jour, en 1 heure 45 environ, Douai 9 fois par jour en 1 heure 10 environ, Arras 11 fois par jour en 50 minutes environ et Saint-Quentin 15 fois par jour avec des temps de parcours de 1 heure 19 à 1 heure 44, Cambrai n’est reliée par train direct à Paris qu’une seule fois par jour, en 2 heures 8 minutes.
Historique
La gare annexe de Cambrai en 1913
Dès 1833 le conseil municipal sollicitait le passage d’une ligne de chemin de fer par Cambrai. Toutefois le tracé par Arras et Douai, vers Lille, avec un embranchement vers Valenciennes, fut préféré en 1845. Il ne restait donc qu’à relier Cambrai à cette ligne, ce qui ne fut fait qu’en 1878 par une ligne à voie unique et sinueuse entre Cambrai et Douai. Entre temps Cambrai avait été reliée, en 1858, à la ligne Paris-Bruxelles par un embranchement partant de Busigny et rejoignant Somain, près de Douai.
D’autres lignes de chemin de fer, d’intérêt local, voient le jour au XIX siècle, notamment en 1880 la Société des Chemins de fer du Cambrésis qui exploitait trois lignes dans le Cambrésis entre Cambrai, Caudry, Saint-Quentin, Le Cateau et Denain. Une ligne à usage agricole de Cambrai à Marquion, aujourd’hui hors-service, est également ouverte en 1898.
Projets
Le schéma de transports régionaux évoque deux projets qui concernent Cambrai : la construction d’une ligne de chemin de fer entre Cambrai, Marquion et Arras, en liaison avec le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord Europe et l’implantation d’une zone d’activités à Marquion, ainsi que la « recherche d’une liaison d’Orchies vers Cambrai ».
Transports urbains
Dès 1897, c’est-à -dire dès l’achèvement de l’arasement des fortifications, la ville envisage la construction de lignes de tramways électriques. C’est une solution d’une grande modernité pour l’époque puisque la traction électrique n’est apparue qu’en 1881 et que le développement de ce mode de transport n’a pris une véritable ampleur qu’à partir de 1895 à Paris et en région parisienne. En 1903 est inauguré le réseau de la Compagnie des tramways de Cambrai, long de 16 km et qui compte 5 lignes. Après la première guerre mondiale le réseau, non rentable, n’est pas remis en service.
Depuis 1933 l’agglomération de Cambrai est desservie par un réseau d’autobus, dont les cinq lignes sont aujourd’hui exploitées par le groupe Transdev:
A : Luxembourg - Cambrai Gares - Escaudœuvres
B : Neuville-Saint-Rémy - Cambrai Gares- ZAC Cambrai-sud
C : Les Martigues-Pyrénées - Cambrai Gares- Raillencourt-Sainte-Olle
D : Cambrai Gares- Raillencourt-Sainte-Olle
E : ZAC Cambrai-sud - Cambrai Gares
En 2003 (derniers chiffres connus) le « Périmètre de Transports Urbains » (PTU) de Cambrai, qui avec 4818 ha et 59 619 habitants est le plus petit des 12 PTU de la région Nord-Pas-de-Calais, a offert 490 000 km (0,75% du total régional) soit 8 km par habitant, contre 22 km pour la moyenne régionale. 783 000 voyageurs ont été transportés (0,4% des 12 PTU de la région), soit 13 voyages par habitant, contre 66 voyages par habitant pour la moyenne régionale). Ces quelques chiffres montrent le faible poids, dans le total régional, des transports urbains à Cambrai, ville moyenne dans un ensemble régional très urbanisé.
Voie fluviale
Cambrai est situé à la jonction du canal de Saint-Quentin vers l’Oise et Paris et du canal de l’Escaut, qui débouche sur le canal Dunkerque-Escaut. Un port de plaisance est aménagé à la jonction des deux canaux, à Cambrai-Cantimpré.
Historique
L’Escaut canalisé entre Valenciennes et Cambrai est ouvert à la navigation en 1780.
Par ailleurs une liaison fluviale entre Paris et le Nord avait été projetée dès l’époque de Mazarin et de Colbert. La construction du canal de Saint-Quentin, entre Chauny sur l’Oise et Cambrai, fut reprise en 1802 sur l’ordre de Napoléon Ier et achevée en 1810, après percement du tunnel de Riqueval. Le canal et le tunnel furent inaugurés en grande pompe le 28 avril 1810 par l’Empereur et l’impératrice Marie-Louise. Le canal de Saint-Quentin a connu un trafic intense, mais depuis 1966, date de l’ouverture du canal du Nord, il a perdu beaucoup de son importance.
Projets
Un projet de liaison fluviale à grand gabarit, baptisé liaison Seine-Escaut ou liaison Seine-Nord-Europe, fait partie des 30 projets prioritaires du futur réseau transeuropéen de transport. Le tracé de ce projet passe par Marquion, à 12 km à l’ouest de Cambrai. Une plate-forme d’activités y est prévue. L’enquête publique sur le projet s’est déroulée du 15 janvier 2007 au 15 mars 2007. La mise en service pourrait avoir lieu vers 2012.
Aéroports
Cambrai est à proximité immédiate de deux aérodromes : Cambrai-Épinoy, au nord-ouest, dont l’usage est réservé à la base aérienne 103, et Cambrai-Niergnies, à cinq kilomètres au sud-est, ouvert à l’aviation de loisirs. Dans un rayon d’1 h 30 environ par la route se trouvent cinq aéroports importants : Lille-Lesquin (60 km), Charleroi Bruxelles-Sud (114 km), Bruxelles (148 km), Paris Beauvais-Tillé (151 km) et Roissy-Charles-de-Gaulle (152 km).